Quels sont les enjeux autour de la réforme du DPE ?

Publié le 18/03/2024

Le Diagnostic de Performance Energétique est critiqué par plusieurs professionnels et experts, notamment pour le manque de pertinence de la méthode de calcul. Il a été récemment modifié afin de dépénaliser les plus petites surfaces.

140 000 logements sortis de la catégorie « passoire thermique »

La nouvelle réforme du DPE vise à dépénaliser les plus petits logements, de moins de 40 m². En effet, l’ancienne méthode de calcul envoyait directement ces biens dans les catégories F ou G, alors que les calculs n’étaient pas justes. De nombreux experts ont pointé des incohérences du point de vue de l’indice de compacité thermique, ou de la comptabilisation de l’eau chaude sanitaire. Les calculs n’étaient pas adaptés en fonction de la superficie et donc avantageaient les plus grands. À la suite de ces révisions, 140 000 logements peuvent être sortis des classes F ou G en gagnant une voire deux lettres sur le DPE. Ceux qui avaient reçu une note convenable peuvent aussi la voir s’améliorer.

Quelles sont les conséquences d’une telle réforme ?

La réforme n’est pas anodine. Être catégorisé comme passoire thermique n’est pas une bonne nouvelle pour les propriétaires. Ces logements seront bientôt interdits à la location, en janvier 2025 pour les biens notés G, et en 2028 pour les F. Ces annonces ont des conséquences directes sur le marché :

  • La note du DPE permettra à un logement d’être loué ou non, ce qui pousse certains propriétaires à vendre plutôt qu’à louer.

  • La note du DPE devient un véritable argument pour négocier les prix à la baisse lorsqu’elle est mauvaise ou au contraire à la hausse. Dans tous les cas, elle sera prise en compte par l’acheteur ou le locataire car représentative de la qualité de vie et de la facture énergétique.


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