MaPrimeRénov’ a été suspendu et met à l’arrêt le monde de la rénovation

Publié le 19/01/2026

Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif MaPrimeRénov’ est suspendu sur l’ensemble du territoire. Cette interruption résulte de l’absence d’adoption d’un budget pour l’année 2026, empêchant juridiquement l’attribution de toute subvention publique. Le guichet de dépôt des demandes est fermé et les dossiers en cours d’instruction restent bloqués, créant un climat d’incertitude durable pour les ménages et la filière de la rénovation énergétique.

Des milliers de projets gelés

La suspension du dispositif a entraîné l’arrêt immédiat de nombreux projets de travaux. Les dossiers déposés avant le 1er janvier 2026 ne sont pas annulés, mais leur instruction est fortement ralentie. Tant qu’aucune loi de finances n’est votée, aucun versement ne peut intervenir. Cette situation place les ménages dans une position délicate, contraints de différer leurs travaux ou d’en assumer seuls le financement, malgré des engagements pris parfois plusieurs années auparavant.

Un dispositif fragilisé par une instabilité chronique

Depuis sa création, MaPrimeRénov’ a connu de multiples ajustements. Modifications des critères d’éligibilité, évolution des montants d’aide, recentrage sur certains profils de ménages : ces changements fréquents ont progressivement affaibli la lisibilité du dispositif. En 2025, le recentrage sur les foyers les plus modestes a réduit le nombre de bénéficiaires potentiels, contribuant à un net ralentissement du marché de la rénovation énergétique.

Un impact économique et social significatif

La suspension de MaPrimeRénov’ a des conséquences directes sur l’activité économique du secteur du bâtiment. Une part importante des travaux de rénovation dépendait de cette aide publique, devenue un levier central pour déclencher les projets. Le ralentissement observé depuis plus de deux ans s’est accentué, entraînant une baisse d’activité et des suppressions d’emplois. Parallèlement, la précarité énergétique continue de progresser, alors même que les objectifs de transition énergétique restent ambitieux.


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